Macha 3.0?

Bonjour chers lecteurs, chères lectrices,

Ça fait un bout que je n’avais pas donné des nouvelles, du moins pas depuis ma fête.

Depuis début juin, j’ai fait quelques changements dans ma vie. Tout d’abord, j’ai décidé de m’abonner aux paniers des Fermes Lufa où tu peux faire ton marché avec des produits locaux et surtout des fruits et légumes. Je savais que mon alimentation n’était pas au top alors j’ai décidé de commencer par ça. D’autant plus que j’ai remarqué qu’en dehors du gluten et du lactose, je pouvais être encore malade en ne mangeant que des fruits et des légumes…

Après ce constant, j’ai décidé de faire appel à une nutritionniste pour m’aider dans le choix de mes aliments. La première chose qu’elle m’a dit, c’est que j’avais probablement le syndrome du colon irritable… en gros, il fallait que je fasse attention aux FODMAP. Elle m’a demandé de noter tout ce que je mange, tous mes symptômes dans un carnet. Ce que je fais depuis maintenant le 25 juin et j’ai même acheté un pèse-personne pour voir l’évolution car j’aimerai atteindre les 70kg dans un monde idéal. Certains seront surpris d’apprendre que je pesais quasi 86kg alors qu’en arrivant à Montréal, je faisais environ 63kg. La maladie m’est rentrée dedans. Les études prouvent que les traitements contre le cancer du sein sont ceux qui font prendre le plus de poids. J’ai commencé ma pesée il y a tout juste une semaine et je me pèserai seulement une fois par semaine. La semaine dernière je pesai 85,4kg et aujourd’hui j’en suis à 84,6kg. J’ai presque perdu 1kg en une semaine. Je suis contente car je ne me suis pas retenue de manger quoi que ce soit.

Il y a 3 semaines, j’ai commencé un programme d’abdos/fessiers pour renforcer ma ceinture abdominale. Rappelez-vous, on va enlever un abdominal pour reconstruire mon sein droit. Je peux vous dire que c’est très dur et que mon ventre n’a pas compris ce qu’il lui arrivait. J’ai terminé mon cycle de 3 semaines et je vais le recommencer dès demain pour 3 semaines supplémentaires car il faut vraiment que je renforce ma ceinture abdominale pour arranger mes douleurs de dos.

En dehors de ce programme, j’avais commencé celui de 5km avec marche et course en alternance mais je me suis blessée au pied droit donc j’avais dû arrêter. Et quand j’ai décidé de reprendre à zéro, ça a été pire que lorsque j’avais commencé la première fois… Mais je vais continuer dès que j’en aurai l’occasion. Je ne suis pas obligée de sortir tous les jours ou 3 fois par semaine. J’y vais à mon rythme selon ma fatigue.

Ce sont de petites étapes, des petits pas que je fais pour améliorer mon quotidien. J’ai réparé mon esprit depuis plusieurs années, maintenant c’est au tour de mon corps.

Un de plus!

Bonjour tout le monde!

Je sais, mon blog est laissé quelque peu à l’abandon mais bon que voulez-vous, avec le confinement, je ne fais pas grand chose de mes journées à part Boulot, Sofa, Dodo…

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. J’ai 36 ans et c’est un pas de plus vers la quarantaine. C’est mon 7e anniversaire que je fête ici mais cette année est différente à cause du confinement et de ce saleté virus.
(29 ans, 30 ans, 31 ans, 32 ans, 33 ans, 34 ans (ah ben non, pas d’article) et 35 ans).

J’ai pris ma journée pour profiter pleinement de la journée qui s’annonce chaude et ensoleillée. Je vais aller souper au parc avec mes amies pour fêter ça, tout en respectant les mesures de sécurité. J’ai bien hâte de pouvoir faire quelque chose même si c’est en petit comité. Au moins, je ne fêterai pas seule dans mon coin.

36 ans, pas un chiffre génial. Cela me ramène parfois à la réalité en me disant que je fais partie des femmes qui vont vers la fin trentaine, sans enfant et encore célibataire. Mais je dois vous dire que je me sens bien comme je suis même si parfois j’aimerai bien avoir un compagnon de route, un partenaire de crime. Je commence à voir une vie bien tranquille avec une bonne job, un bel appart (en location), des ami(e)s et des collègues de travail formidables, dans une ville et surtout un quartier où il fait bon vivre.

Je vous souhaite une belle journée où que vous soyez dans le monde ❤

Pandémie 2020

Bonjour chers lecteurs, chères lectrices,

Il fallait bien que je fasse un article sur le sujet. Cet article est selon ma vision des choses, cela n’engage que moi.

Tout d’abord, j’aimerai commencer par vous expliquer la différence entre épidémie et pandémie pour ceux qui ne savent pas.
Épidémie : Développement et propagation rapide d’une maladie contagieuse, le plus souvent d’origine infectieuse, dans une population.
Pandémie : Épidémie étendue à toute la population d’un continent, voire au monde entier.

Donc nous sommes bien en pandémie mondiale. Le virus est présent dans 193 pays, avec 1 780 750 cas confirmés et 109 307 morts (chiffres du 12 avril 2020, 7h AM heure de Montréal). Les chiffres font peur et sont bien réels.

Il y a un mois jour pour jour que je suis en confinement mais au début, ce n’était pas tout à fait ça. Le 12 mars, le Québec a déclaré l’état d’urgence, c’était en fin d’après-midi me semble car je n’a pris connaissance de l’information qu’en sortant de mon rendez-vous esthétique. J’avais reçu un courriel du bureau nous demandant de nous mettre en télétravail le 13 et le 16 mars (pour ceux qui le pouvaient). Le vendredi, je devais avoir une rencontre avec un gestionnaire pour un gros dossier. J’ai contacté ma directrice pour savoir si je devais aller au bureau quand même. Finalement, on m’a répondu que je devais rester chez moi vendredi et lundi et qu’au vue de mes antécédents médicaux, c’était fortement conseillé voire obligatoire pour moi.

Le vendredi 13 en fin de journée (on s’en souviendra toute notre vie de ce vendredi 13), j’ai commencé une forte toux, des douleurs musculaires, une grosse fatigue, le nez qui coule, maux de tête, nausée et diarrhée… mais pas de fièvre. Pour plus de sécurité, j’ai décidé de me mettre en isolement volontaire durant 14 jours pour être sûre de ne pas avoir contracté le virus. Tous les jours, je prenais 3 fois ma température : matin, début PM et avant de me coucher. Je n’ai jamais eu de fièvre et les symptômes ont continué durant 8 jours pour après presque tous disparaître sauf la toux et le nez qui coule.

Le lundi 23 mars et le lundi 6 avril, je suis allée au bureau. Prendre les transports en commun (bus et métro) me terrifiaient mais je l’ai fait et j’ai pris toutes les précautions que j’ai pu. Je portais des gants, ne me touchais pas le visage. Je me suis lavée en arrivant au bureau aux toilettes avant de rentrer. J’ai laissé mon manteau, veste, écharpe, chaussures dans le vestibule de l’entrée pour ensuite aller me relaver les mains. À chaque passage aux toilettes, je me lavais les mains avant de sortir des toilettes (comme d’habitude, je vous rassure) et dans la cuisine du bureau avant de retourner à mon poste de travail pour ensuite passer du Purell. Je sais, je suis extrême mais je ne voulais pas prendre de chance. Le soir en rentrant, je me déshabillais dans l’entrée mais en laissant mes chaussures à l’extérieur. Je filais me laver les mains, puis me doucher en me savonnant entièrement y compris les cheveux. Ça vous fait peut-être rire mais pas moi, je prends toutes les précautions possibles pour ne pas attraper le virus.

En parlant des cheveux… Il est déconseillé en temps de pandémie de pratiquer le no-poo (pas de shampoing) car le virus a tendance à s’accrocher sur les cheveux plus gras et que si vous sortez, prenez les transports en commun, revenez chez vous et que vous ne vous lavez pas les cheveux, c’est un risque ! Vous vous lavez bien les mains, ben les cheveux c’est pareil ! Par contre, si vous ne sortez pas, libre à vous de pratiquer ce que vous voulez.

La COVID-19 est pour moi une sorte de 3e guerre mondiale car elle touche le monde entier et décime des populations, certes sans armes mais des milliers de personnes meurent par jour. C’est un véritable fléau et une catastrophe économique.

L’autre jour, je regardais par la fenêtre de mon salon et je me disais : c’est bel et bien réel tout ça, ce n’est pas un film catastrophe, c’est la réalité d’aujourd’hui et tout le monde est touché. Je suis pas mal habituée de rester chez moi car c’est souvent le cas les fins de semaines et certains soirs de semaine. Et puis lors de mon cancer, je ne sortais pas beaucoup également et je faisais très attention. D’ailleurs, je compare le virus un peu au cancer dans le sens où tu te dis, ça n’arrive qu’aux autres mais quand ça te tombe dessus, tu réalises que la menace existe. Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire.

J’ai pas mal d’ami(e)s qui ont peur dès que je sors car ils pensent que je suis encore vulnérable et à risque. Bizarrement j’ai moins peur qu’eux car je pense que mon système immunitaire est revenu comme avant, je me sens forte mais je reste très prudente, comme tout le monde.

J’aimerai tellement que lorsqu’on sortira de cette crise, les choses changent mais j’ai peu d’espoir… Je le souhaite de tout mon cœur mais mon instinct me dit que beaucoup reprendront leurs mauvaises habitudes. Je sais que le Québec changera, le Premier ministre l’a dit et essaye de le faire comprendre à la population qu’il n’y aura pas de retour à la normale avant un an voire plus, pas avant qu’un vaccin ne soit découvert. Je dois aller en France pour Noël et j’ai bien fait comprendre à mes parents que je ne voyagerais pas en dehors du Québec tant qu’il n’y aura pas de vaccin.

La Terre peut enfin souffler quelques instants après plus de 20 siècles de souffrance. Le confinement a fait baisser le bruit sismique de la Terre et c’est une très bonne nouvelle. On voit la nature reprendre ses droits : les dauphins au port de Cagliari en Italie, les cygnes dans les canaux de Venise, les renards, cerfs/biches, chèvres, canards, paons dans les grandes villes, etc. Les animaux ne se sentent plus menacés. Certains parisiens se sont même étonnés d’entendre les oiseaux car la pollution sonore masquer leurs chants.

Pour conclure, je n’ai pas le temps de m’ennuyer car je travaille du lundi au vendredi, 7h par jour, et le reste du temps, je fais ce que j’ai toujours fait. Mon quotidien n’est pas trop bouleversé sauf que je regarde plus souvent les informations, disons que le point presse du Premier ministre est le seul moment que j’écoute vraiment pour être au courant des mesures prises. En dehors de ça, je prends des nouvelles des ami(e)s et de la famille.

J’espère que vous allez bien, chers lecteurs, chères lectrices, où que vous soyez dans le monde. Prenez soin de vous, de vos proches et surtout RESTEZ CHEZ VOUS !

7 années au Québec

7 ans, et oui 7 ans! 7 années magnifiques où je vis toujours ce rêve d’adolescente et plus encore. Un petit récap’ de mes 6 dernières années? Ben oui, ci-dessous, vous pouvez y lire les articles.
1 an jour pour jour
2 ans au Québec
3 ans à Montréal
4 ans à Montréal
5 ans à Montréal
6 ans icitte !!!

Maintenant, il faut que je vous parle de cette dernière année qui vient de s’écouler. L’année dernière à cette même époque, j’avais une commotion cérébrale, un épuisement professionnel et une dépression… J’avais pris la décision d’arrêter mes anti-dépresseurs, que je me dépêchais de reprendre après l’épisode ci-dessus. J’ai également décider de changer de job car je ne m’y retrouvais plus et des (mauvaises) décisions avaient été prise au sujet de mon poste. Aujourd’hui, je suis extrêmement contente de ma (nouvelle) job et je ne regrette en rien ma décision. Je suis plus que comblée. Le symbole du 7 est un clin d’œil à ma job, puisque je travaille dans le domaine du recyclage.

Côté santé, je vais plutôt bien malgré des hauts et des bas. Le fait d’avoir pris mes distances dans tout ce qui concerne le cancer en général a été une très bonne décision. Cela me pèse moins et tout ce qui a trait au cancer s’estompe de jour en jour.

J’essaye de voir mes amies régulièrement, même si je peux être silencieuse pendant des mois. Je me suis lancée de petits défis comme laisser pousser mes cheveux toute l’année (avec quelques passages chez le coiffeur pour ajuster la coupe), me mettre à la course à pieds avec une amie et essayer de réduire le gluten encore plus. J’ai déjà coupé les produits laitiers, ce qui m’a aidé pour mes douleurs chroniques. J’ai aussi acheté un nouveau matelas, ce qui m’aide pour mes douleurs de dos et je vais bientôt acheter un oreiller ergonomique pour le soutien de ma nuque. Petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Je fais partie de la deuxième cohorte des 50 foyers choisis pour le défi zéro déchets et je dois dire que mes déchets ont grandement diminué. Je vais plus souvent acheter en vrac, je consomme très peu de viandes. En fait, je n’en achète plus, je n’en mange qu’à l’extérieur mais par contre je mange des œufs et du poisson (parfois). J’essaye de manger plus de fruits et légumes et surtout de cuisiner tous mes plats. Je cuisine beaucoup plus qu’avant et cela se voit dans mes finances ^^

Depuis le début de l’année, j’ai vécu de séisme à Montréal. Certes, de tout petit séisme mais je les ai senti, enfin, plutôt entendu.
Le premier était le 6 mars à 3h23, de 3,3 à Montréal-Est. J’ai entendu comme une explosion. J’étais debout, je venais de me lever pour aller aux toilettes à 3h21. J’ai cru à un accident dans ma rue.
Le deuxième était le 29 mars à 3h21, de 3,6 à Mascouche. J’ai entendu un bruit sourd semblable à un avion qui passe bas mais le bruit n’était pas progressif, un bruit sourd qui a duré environ 3 secondes. Ça m’a réveillé. Je me suis dit encore un tremblement de terre en rigolant puis j’ai regardé l’heure. N’arrivant pas à me rendormir, j’ai regardé les réseaux sociaux et en effet, c’était bel et bien un tremblement de terre et je n’étais pas la seule à avoir été réveillée.

Sinon, depuis le vendredi 13 mars (vendredi 13!!!), je suis en isolement chez moi comme la plupart de la population mondiale à cause de la COVID-19. Quand j’avais commencé à écrire cet article, tout ceci n’était pas encore arrivé. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet dans cet article. J’en ferai peut-être un plus tard quand la crise sera passée.

Je pense avoir fait le tour de l’année qui s’est achevée et de celle qui s’en vient. Je vous souhaite le meilleur et je me souhaite encore d’autres belles années, ici, au Québec.

Juste une chose : RESTEZ CHEZ VOUS !!! et prenez soin les uns des autres et de vous.

Célibataire et fière de l’être?

Chers lecteurs, chères lectrices,

Cela fait un moment que je n’ai pas donné de nouvelles car je me dis que je n’ai pas grand chose à dire. Pourtant une amie m’a dit qu’elle aimait bien ma façon d’écrire et j’avoue que j’ai souvent l’envie de prendre mon ordinateur et de vous raconter ce qui se passe dans ma tête.

Comme vous le lisez dans le titre, je vais vous parler du célibat, de mon célibat et de comment je le vis parce que ces derniers jours, j’ai vu passer 3 articles sur le sujet : femme, célibataire, trentenaire, sans enfant. En résumé, MOI.

Ces 3 articles sont venus me titiller l’esprit et de me poser des questions intérieures que je me posais occasionnellement mais sans pour autant m’empêcher de me sentir mal dans ma situation.

En mai, je vais faire 36 ans et je suis (toujours) célibataire. Je dois dire que je suis heureuse seule, j’aime ma vie, ma job, mes amies. L’idée de me mettre en couple m’effraie car j’ai peur que cela me coupe ma liberté de faire ce que j’ai envie quand j’ai envie. Mais d’un autre côté, la complicité et l’intimité me manquent. Mon père m’a toujours dit que dans une relation il faut faire des concessions… ok mais ça dépend lesquelles. Il m’est arrivé de sortir avec des hommes qui essayaient de me changer. Attention, je ne parle pas de petits changements mais de gros changements. Désolée mais si tu ne m’aimes pas comme je suis maintenant, m’aimeras-tu quand j’aurai changé… pour toi?

Prenons l’exemple d’un homme qui veut que je maigrisse… Tu veux que je m’affame pendant que toi tu te goinfres devant moi et que tu ne fais pas attention à ton poids? ton poids en qui je ne reproche rien car c’est ce qui fait ton charme, tes poignets d’amour. Tu veux que je sois triste et aigris car je ne mange pas à ma faim et que je me prive de tous les petits plaisirs que la nourriture offre? NON!
Je pense que vous avez compris où je veux en venir.

Il y a des jours où je vis très bien mon célibat et d’autres jours plus difficiles. Je vois beaucoup de mes amies en couple heureuses, épanouies et je les envie. J’ai également peur de perdre mes amies à cause du fait qu’elles soient en couple et qu’elles aient moins de temps pour qu’on se voit et par conséquent, me retrouver encore plus seule… C’est assez égoïste ce que je dis mais j’ai perdu une amie il y a longtemps à cause du fait que je sois célibataire. Elle m’a accusé de vouloir lui piquer son mec alors qu’à chaque fois qu’on se voyait, il n’était pas là. Quand il était là, j’essayais de ne pas rester trop longtemps car je ne l’aimais pas, je n’ai jamais pu me l’encadrer. Un homme en couple n’existe pas à mes yeux, dans le sens où ce n’est pas une personne qui va entrer dans mon radar de célibataire. C’est le cas pour tous les hommes qui sont en couple, même ceux que je ne connais pas. J’ai une devise que je respecte à 99% : Ne fais pas à autrui, ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. Et je sais que je n’aimerais pas qu’on drague mon homme alors qu’il est en couple avec moi.

Les applications de rencontres… que dire à ce sujet à part que j’en ai essayé un bon paquet et qu’on retrouve les mêmes, même après plus de 5 ans d’utilisation. J’ai essayé Tinder, Bumble, OkCupid, POF, GoSeeYou, Meetic, Réseau contact, Zoosk, Facebook rencontre, Happn (juste 15 minutes) et d’autres dont je ne me souviens pas le nom. Tout ça pour dire que j’en ai testé, j’ai beaucoup discuté, très peu daté car je ne suis pas une serial dateuse et au final, très peu de baisés (de bisous, hein, je suis une fille sage). D’autant plus que sur les applications de rencontre, je suis assez honnête et je mets des photos de moi comme je suis au quotidien car pourquoi mentir sur son apparence? de mon côté, je juge très peu sur l’apparence d’un homme. Oui, c’est important mais je vais surtout lire les fiches et voir si ça peut connecter entre nous.

Outre le fait que je sois célibataire, je n’ai pas d’enfant(s). Et alors? je n’ai peut-être pas envie d’avoir d’enfant, pas envie de l’élever seule car oui, pour faire des enfants il faut deux choses essentielles : du sperme et un ovaire qui fonctionne.
Je n’ai pas le premier car je suis une femme mais je pourrais en trouver dans une clinique de fertilité et faire une fécondation in-vitro.
Le deuxième, c’est plus difficile car mes traitements ont quelque peu bousillé mes organes reproductifs. Je n’ai pas pu faire la conservations de mes ovocytes car je devais commencer la chimio très rapidement à cause de la grosseur de la tumeur. Ce jour-là j’ai fait comme un deuil d’avoir des enfants. Après mes traitements, j’ai fait des tests de fertilité et la médecin m’a dit que si je voulais des enfants il ne fallait pas que je tarde trop car ma réserve ovarienne était basse (je n’avais qu’un follicule du côté gauche) et que mes chances d’avoir des enfants naturellement étaient quasi nulles. C’était il y a 4 ans environ. Aujourd’hui, je pense que mes chances sont de zéro. Si jamais je me trouve un conjoint qui veut vraiment un ou des enfants, l’adoption existe même si ce n’est pas facile. Une personne m’a demandé il n’y a pas longtemps pourquoi je ne voulais pas avoir d’enfant. Malgré mes réponses, il m’a répondu que j’avais ça en moi, être une mère, dans la façon dont je suis attentionnée avec les autres et soucieuse de leur bien-être. Pour revenir aux applications de rencontre, beaucoup d’hommes de mon âge souhaite fonder une famille et avoir des enfants et j’avoue que je bloque là-dessus surtout quand je lis dans la fiche que la personne veut vraiment avoir des enfants…

Je vous laisse avec de la lecture, les articles dont je vous ai parlé en début de l’article.
Madmoizelle : Les femmes célibataires sont les plus heureuses du monde, c’est prouvé
Narcity : Être une femme célibataire, trentenaire, pas d’enfant, c’est pas toujours évident
Les3sex : Le célibat à 37 ans et demi

Besoin de votre participation pour un petit projet

Bonjour chers lecteurs, chères lectrices,

Oui je sais que le titre de mon article est long mais au moins c’est clair : J’AI BESOIN DE VOUS ! Oui, toi qui lis cet article, je vais avoir besoin de ta participation pour un petit projet que j’aimerais réaliser. C’est très simple donc n’ait pas peur de participer.

Quel est ta saison préférée?

C’est simple, non? Pas besoin d’écrire un roman, ni 50 lignes, ça peut être court ou long selon ce que tu as à dire. Tu choisis ta saison préférée et tu me dis pourquoi. J’aimerais que tu emploies des adjectifs sensoriels pour m’expliquer pourquoi. Es-tu game? Si oui, merci de répondre à cet article ou de m’envoyer un courriel, ou encore, un MP sur Facebook (si nous sommes amis sur Facebook), etc. Je collecterai tous vos commentaires dans un prochain article.

Je vous remercie d’avance pour votre participation. J’ai envie de continuer à faire vivre ce blog et j’ai envie de continuer à écrire car j’aime écrire ce qu’il me passe par la tête ou ce que je ressens.

Je vous souhaite une belle journée ! Je vous aime ! ❤

Allo ! Ici la Terre

Allo chers lecteurs, chères lectrices,

Je devais faire un article par mois, une sorte de défi pour ne pas laisser ce blog à l’abandon mais au final, je n’ai pas eu le temps de le faire et je dois vous avouer que les derniers mois n’ont pas été de tout repos.

Donc en cette journée de fête du travail ici au Québec, je vous écris quelques nouvelles.

Pas mal de fatigue, la reprise de mes anti-dépresseurs, du stress car je cherchais une nouvelle job. Oui, une nouvelle job. J’ai démissionné de ma job pour une nouvelle pleine de défis et un nouvel environnement. Je suis donc dans un nouveau poste depuis début mai, de beaux nouveaux défis, de nouvelles tâches, responsabilités. Ce que j’adore est que j’organise mon temps comme je l’entends et surtout je ne m’ennuie pas! Mes journées sont bien remplies sans que j’attende après quelqu’un pour me donner des tâches.

Je suis partie quelques jours en-dehors de Montréal et ça m’a fait du bien. Je suis allée à Sutton, Au Diable Vert. Dépaysement total, dans un refuge tout en bois sans eau courante et sans électricité. Une petite pause dans la forêt et le calme ambiant du vent dans les feuilles. Et j’ai même conduit! Oui, j’ai enfin conduit à Montréal, chose que je n’avais pas encore fait. Donc à partie de maintenant, je vais pouvoir me louer une voiture si je veux sortir de Montréal les fins de semaine ou quelques jours. Je n’ai plus peur ou presque. Un pas à la fois, une étape à la fois, je prends confiance.

Mes cours d’anglais se sont achevés et je vais en commencer des nouveaux. Au final, je ne suis pas si pire en anglais, il fallait juste un petit pied au cul pour me bouger et me sortir de ma zone de confort, comme pour la conduite.

Je prends plus de temps pour moi et aussi pour mes amies mais avec ma fatigue, parfois la motivation n’est pas au rendez-vous… Alors je m’effouare sur mon sofa à regarder des films ou des séries que j’ai déjà vu mais en anglais sous-titrés en anglais pour améliorer mon vocabulaire.

Je fais des choses seule comme aller au cinéma (j’ai vu le dernier film de Jim Jarmusch, The Dead don’t die), festival (Fantasia, je suis allée voir Critters, le nouvel opus), expo, etc. J’essaye de ne pas m’empêcher de faire des choses que j’ai envie toute seule même si cela peut être parfois poche. Je vais voir ostéopathe, massothérapeute, acupunctrice pour m’aider dans les petits maux du quotidien, notamment mon dos qui m’empêche de bien dormir et aussi mes allergies.

Je vous laisse avec la rentrée des classes de vos enfants pour la France et un bon congés pour le Québec. Je ne vous oublie pas et je vous aime ❤

35, ça coince!

Aujourd’hui j’ai 35 ans. Jusqu’à maintenant, vieillir ne me dérangeait pas, cela ne me dérange pas vraiment en réalité mais là, je ne sais pas pourquoi, 35, ça coince! Ça me fait grincer des dents. Je vois autour de moi les gens en couple, mariés, avec enfants… Ok, les deux derniers points, je m’en fous pas mal mais être en couple, j’avoue qu’il y a des jours, j’aimerais bien.

Je suis heureuse mais il me manque ce petit quelque chose de plus, une personne avec qui vivre mon bonheur. Je ne veux pas me jeter sur le premier venu, je veux prendre mon temps mais aujourd’hui, nous sommes rendus à une consommation 2.0 où les gens swipent à gauche dès qu’il y a quelques choses qui coincent.

Ces dernières années, j’ai accompli pas mal de choses, notamment prendre un appart seule, une belle gang d’ami(e)s, une job intéressante… Pour ceux qui ne le savent pas encore, je travaille pour un organisme para-gouvernemental québécois, donc les mêmes avantages que si je travaillais pour le gouvernement du Québec. Cela fait 2 semaines que j’y travaille, cette semaine est ma 3e et j’espère y rester un bon moment, voire y faire ma carrière. Je suis adjointe à la direction des communications et du VP de la gestion financière, c’est un poste varié comme je les aime!

J’ai 35 ans, 4 cheveux blancs mais parfois j’ai l’impression d’avoir encore 30 ans, du moins dans ma tête! Cette année, c’est la première fois que je ne souhaite pas spécialement fêter mon anniversaire, je me ferais de quoi toute seule et cela me suffira, pas besoin de faire des folies, surtout que je suis pas mal fatiguée avec la nouvelle job.

Voilà pour les dernières nouvelles! Allez, une petite blagounette pour détendre l’atmosphère ^^

6 ans icitte !!!

6 ans déjà ! Et encore beaucoup de parcouru !

Rappelez-vous de mes articles précédents sur ma date anniversaire de mon arrivée:

Un an jour pour jour
2 ans au Québec
3 ans à Montréal
4 ans à Montréal
5 ans à Montréal

Depuis l’année dernière, il y a donc un an, beaucoup de choses se sont passées. Je vais en faire un bref résumé car si vous suivez mon blog, vous savez déjà de quoi je parle.

Une nouvelle job : en mai l’année dernière je commençais une nouvelle job que j’adore. Malgré des hauts et des bas, je suis toujours contente de ce que je fais.

Un nouveau statut : je suis devenue citoyenne canadienne !!! Yeah ! J’en ai fini avec les papiers administratifs, je suis citoyenne et enfin tranquille sur les dépenses pour d’éventuel visa/renouvellement de résidence.

Une nouvelle maison : j’ai dû déménager et quitter ma coloc que j’aimais beaucoup pour partir toute seule en appartement.

L’année dernière a été un nouveau départ, j’ai pris pas mal de décisions dont celle de m’éloigner de tout ce qui touchait le cancer. Je vous en parle dans cet article (ICI).

Cette année, j’ai commencé par de la fatigue et de l’épuisement et aussi par l’arrêt de mes anti-dépresseurs. Cet arrêt a été une décision compliquée et je vis des moments très difficile depuis mais je veux m’en sortir sans. Je suis tombée en épuisement professionnel pour plusieurs raisons (la plupart extérieur à mon travail). Le fait d’avoir été en arrêt de travail pour commotion cérébrale, m’a permis de m’arrêter, ce qui peut-être une bonne chose au final mais qui a été pour moi source de déprime et de réalisation. J’ai réalisé que je ne m’arrêtais jamais et que depuis la fin de mes traitements je ne m’étais jamais arrêtée. Je n’avais jamais pris le temps de faire des deuils, le deuil de ma vie d’avant, le deuil de mes amies… Je faisais toutes sortes d’activités en permanence pour ne jamais me retrouver seule avec moi-même me laissant le temps de penser et de réfléchir sur les faits passés ou les actions.

Depuis fin février, depuis mon arrêt, je me reconstruis petit à petit, je me retrouve et j’accepte les émotions qui me viennent comme pleurer, pleurer un peu tous les jours, puis tous les 2 jours, puis 1 fois par semaine, etc. J’ai toujours été en contrôle de ma vie et de mes émotions, jusqu’à refouler ces dernières. Je commence à me laisser aller même si c’est encore difficile pour moi.

2019 est une nouvelle année, une nouvelle année pour de nouveaux projets par exemple, j’en ai un en tête. À développer…

Défi : Février 2019

! Défi Février 2019 !

Le 1er février, je terminais mes anti-dépresseurs… Je suis chanceuse d’avoir des amies et des collègues de travail formidables qui me soutiennent. J’ai eu un coup dur après l’arrêt… Je ne me sentais pas bien, j’étais étourdie, j’avais envie de pleurer et je me demandais si c’était une bonne chose de les arrêter. Pourtant, il faut que je fasses le pas, il faut que j’y arrive sans. Et puis, si jamais je n’y arrive pas et bien je les reprendrais, ce ne sera pas un échec.

Le 1er février, je me suis faite plaisir! Je suis allée au spectacle des Grandes Crues au théâtre St-Denis, une petite soirée que je me suis payée de moi à moi avec une soirée au resto et au salon de thé. Dans la vie, il faut aussi prendre du temps pour soi, c’est très important et c’est ce que j’ai fait.

J’ai vu plusieurs fois mon ostéopathe car j’avais mal au cou. J’ai bien fait car j’avais les cervicales déplacées, surtout celles de gauches… Je pouvais toujours avoir mal. J’ai dû le revoir la semaine suivante car il fallait traiter ça. Le hic est que le vendredi 15, j’ai eu une journée difficile. Le matin, je passais ma mammographie de contrôle, la technicienne m’a fait revenir 3 fois car elle ne voyait pas bien. Trois fois me faire écraser les seins dans tous les sens… Après avoir passé une belle soirée avec mon amie Mary mais riche en émotion, je suis tombée sur la tête en arrière, juste devant chez moi… J’ai tapé deux fois. Le choc a été violent et j’ai eu du mal à me relever. J’ai eu la panoplie de symptômes: mal de tête, nausées, étourdissement, intolérance au bruit, somnolence, fatigue. J’ai eu le réflexe de mettre de la glace durant 20 minutes pour réduire l’inflammation car j’avais un œuf derrière la tête. Le lendemain de ma chute, j’avais plein de choses, donc je suis sortie, j’ai marché et utilisé mon cerveau ^^ le soir, j’avais un mal de tête horrible et étourdie.
Heureusement le lundi j’avais un rendez-vous avec mon ostéopathe, quelle chance! Bien entendu, quand il a vu mon état, il m’a dit que j’avais sûrement une commotion cérébrale et que je devais voir comment aller se passer ma reprise au travail. Il m’a donné un autre rendez-vous le mercredi car il fallait vraiment arranger les choses. Ça a été une catastrophe le retour au travail, j’ai dû aller à l’urgence. Le médecin de l’urgence m’a dit que j’avais une petite commotion cérébrale mais à surveiller. Il ne m’a pas fait de scan, rien.

Le jeudi, j’avais rendez-vous avec ma médecin de famille, rendez-vous que j’avais pris 2 semaines auparavant et cela m’a sauvé en quelques sortes. Quand elle m’a vu, elle m’a prescrit un arrêt de travail immédiatement. Un arrêt total pour 11 jours avec retour progressif par la suite jusqu’au 24 mars. Je vous avoue que cela a été dur, très dur, surtout que je ne suis pas payée pendant cette période et je n’ai pas arrêté de pleurer les premiers jours (et encore un peu aujourd’hui). Faut savoir que lorsqu’on a une commotion cérébrale, c’est normalement 48h sans écrans (moi j’avais fait le dimanche toute la journée Netflix et le mardi et mercredi suivant ma chute, 10h et 11h à la job), aucunes activités cérébrales donc pas d’écrans, tablettes, cellulaires, lecture, écriture, jeux (mots croisés, sudoku et autres jeux demandant une réflexion). Le seul truc que je pouvais faire était de marcher prendre l’air mais les trottoirs n’étant pas dégagés, je n’osais sortir. Donc, je me suis ennuyer à mort… même dormir, je n’arrivais plus tellement je dormais déjà beaucoup. C’est 48h sans activités cérébrales mais après, il faut y aller progressivement. J’ai opté pour un sevrage complet de plus de 72h avec moins d’1h sur un écran (cellulaire). Ça a été dur mais je pense que ça valait la peine de le faire. Je reprend avec moins de 4-5h par jours pour me ré-habituer à la reprise de la job.

12 jours après ma chute, 7e jour d’arrêt, j’ai fait ma 1ère après 5 jours d’hibernation. C’est dur de ressortir, c’est dur de reprendre les écrans car cela me donne mal à la tête. Je reprends la job lundi, le 4 mars et j’appréhende de faire 8h dans la journée devant un écran. Heureusement, la 1ère semaine de reprise, je ne vais travailler que 2 jours, puis la semaine suivante, 3 jours, puis 4, pour finir avec une reprise complète le 25 mars.

Vous vous dites: « Et ben, elle n’est pas chanceuse… » ouais, mais bon, en-dehors de ça, le crabe me laisse tranquille et je n’ai rien de très grave, cela ne m’empêche pas de fonctionner.

Le 16 mars, j’ai eu ma 1ère rencontre pour l’organisation du Bal des Couilles de Cancer Testiculaire Canada. C’est ma 3ème année d’implication et peut-être la dernière. Une page se tourne sur ma vie et tout ce qui touche au cancer. J’essaye de passer à autre chose.

Le 27 février, je rencontre une psychologue pour traiter mon anxiété au travail car depuis l’arrêt de mes anti-dépresseurs, je souffre d’anxiété extrême… Je pleure souvent et je me mets beaucoup de pression sur les épaules car je veux être à la hauteur de mon travail (même si mes patrons sont contents de moi). Je me donne à 200% dans mon travail jusqu’à m’épuiser… je sais que ce n’est pas bon mais j’aime ma job et je veux vraiment me donner au max.

Le 7 mars, je fais ma visite de contrôle avec mon oncologue pour les résultats de ma mammographie que j’ai eu en primeur par mon médecin de famille. Donc vous vous doutez du résultat 😉