Archives Mensuelles: mars 2020

7 années au Québec

7 ans, et oui 7 ans! 7 années magnifiques où je vis toujours ce rêve d’adolescente et plus encore. Un petit récap’ de mes 6 dernières années? Ben oui, ci-dessous, vous pouvez y lire les articles.
1 an jour pour jour
2 ans au Québec
3 ans à Montréal
4 ans à Montréal
5 ans à Montréal
6 ans icitte !!!

Maintenant, il faut que je vous parle de cette dernière année qui vient de s’écouler. L’année dernière à cette même époque, j’avais une commotion cérébrale, un épuisement professionnel et une dépression… J’avais pris la décision d’arrêter mes anti-dépresseurs, que je me dépêchais de reprendre après l’épisode ci-dessus. J’ai également décider de changer de job car je ne m’y retrouvais plus et des (mauvaises) décisions avaient été prise au sujet de mon poste. Aujourd’hui, je suis extrêmement contente de ma (nouvelle) job et je ne regrette en rien ma décision. Je suis plus que comblée. Le symbole du 7 est un clin d’œil à ma job, puisque je travaille dans le domaine du recyclage.

Côté santé, je vais plutôt bien malgré des hauts et des bas. Le fait d’avoir pris mes distances dans tout ce qui concerne le cancer en général a été une très bonne décision. Cela me pèse moins et tout ce qui a trait au cancer s’estompe de jour en jour.

J’essaye de voir mes amies régulièrement, même si je peux être silencieuse pendant des mois. Je me suis lancée de petits défis comme laisser pousser mes cheveux toute l’année (avec quelques passages chez le coiffeur pour ajuster la coupe), me mettre à la course à pieds avec une amie et essayer de réduire le gluten encore plus. J’ai déjà coupé les produits laitiers, ce qui m’a aidé pour mes douleurs chroniques. J’ai aussi acheté un nouveau matelas, ce qui m’aide pour mes douleurs de dos et je vais bientôt acheter un oreiller ergonomique pour le soutien de ma nuque. Petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Je fais partie de la deuxième cohorte des 50 foyers choisis pour le défi zéro déchets et je dois dire que mes déchets ont grandement diminué. Je vais plus souvent acheter en vrac, je consomme très peu de viandes. En fait, je n’en achète plus, je n’en mange qu’à l’extérieur mais par contre je mange des œufs et du poisson (parfois). J’essaye de manger plus de fruits et légumes et surtout de cuisiner tous mes plats. Je cuisine beaucoup plus qu’avant et cela se voit dans mes finances ^^

Depuis le début de l’année, j’ai vécu de séisme à Montréal. Certes, de tout petit séisme mais je les ai senti, enfin, plutôt entendu.
Le premier était le 6 mars à 3h23, de 3,3 à Montréal-Est. J’ai entendu comme une explosion. J’étais debout, je venais de me lever pour aller aux toilettes à 3h21. J’ai cru à un accident dans ma rue.
Le deuxième était le 29 mars à 3h21, de 3,6 à Mascouche. J’ai entendu un bruit sourd semblable à un avion qui passe bas mais le bruit n’était pas progressif, un bruit sourd qui a duré environ 3 secondes. Ça m’a réveillé. Je me suis dit encore un tremblement de terre en rigolant puis j’ai regardé l’heure. N’arrivant pas à me rendormir, j’ai regardé les réseaux sociaux et en effet, c’était bel et bien un tremblement de terre et je n’étais pas la seule à avoir été réveillée.

Sinon, depuis le vendredi 13 mars (vendredi 13!!!), je suis en isolement chez moi comme la plupart de la population mondiale à cause de la COVID-19. Quand j’avais commencé à écrire cet article, tout ceci n’était pas encore arrivé. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet dans cet article. J’en ferai peut-être un plus tard quand la crise sera passée.

Je pense avoir fait le tour de l’année qui s’est achevée et de celle qui s’en vient. Je vous souhaite le meilleur et je me souhaite encore d’autres belles années, ici, au Québec.

Juste une chose : RESTEZ CHEZ VOUS !!! et prenez soin les uns des autres et de vous.

Célibataire et fière de l’être?

Chers lecteurs, chères lectrices,

Cela fait un moment que je n’ai pas donné de nouvelles car je me dis que je n’ai pas grand chose à dire. Pourtant une amie m’a dit qu’elle aimait bien ma façon d’écrire et j’avoue que j’ai souvent l’envie de prendre mon ordinateur et de vous raconter ce qui se passe dans ma tête.

Comme vous le lisez dans le titre, je vais vous parler du célibat, de mon célibat et de comment je le vis parce que ces derniers jours, j’ai vu passer 3 articles sur le sujet : femme, célibataire, trentenaire, sans enfant. En résumé, MOI.

Ces 3 articles sont venus me titiller l’esprit et de me poser des questions intérieures que je me posais occasionnellement mais sans pour autant m’empêcher de me sentir mal dans ma situation.

En mai, je vais faire 36 ans et je suis (toujours) célibataire. Je dois dire que je suis heureuse seule, j’aime ma vie, ma job, mes amies. L’idée de me mettre en couple m’effraie car j’ai peur que cela me coupe ma liberté de faire ce que j’ai envie quand j’ai envie. Mais d’un autre côté, la complicité et l’intimité me manquent. Mon père m’a toujours dit que dans une relation il faut faire des concessions… ok mais ça dépend lesquelles. Il m’est arrivé de sortir avec des hommes qui essayaient de me changer. Attention, je ne parle pas de petits changements mais de gros changements. Désolée mais si tu ne m’aimes pas comme je suis maintenant, m’aimeras-tu quand j’aurai changé… pour toi?

Prenons l’exemple d’un homme qui veut que je maigrisse… Tu veux que je m’affame pendant que toi tu te goinfres devant moi et que tu ne fais pas attention à ton poids? ton poids en qui je ne reproche rien car c’est ce qui fait ton charme, tes poignets d’amour. Tu veux que je sois triste et aigris car je ne mange pas à ma faim et que je me prive de tous les petits plaisirs que la nourriture offre? NON!
Je pense que vous avez compris où je veux en venir.

Il y a des jours où je vis très bien mon célibat et d’autres jours plus difficiles. Je vois beaucoup de mes amies en couple heureuses, épanouies et je les envie. J’ai également peur de perdre mes amies à cause du fait qu’elles soient en couple et qu’elles aient moins de temps pour qu’on se voit et par conséquent, me retrouver encore plus seule… C’est assez égoïste ce que je dis mais j’ai perdu une amie il y a longtemps à cause du fait que je sois célibataire. Elle m’a accusé de vouloir lui piquer son mec alors qu’à chaque fois qu’on se voyait, il n’était pas là. Quand il était là, j’essayais de ne pas rester trop longtemps car je ne l’aimais pas, je n’ai jamais pu me l’encadrer. Un homme en couple n’existe pas à mes yeux, dans le sens où ce n’est pas une personne qui va entrer dans mon radar de célibataire. C’est le cas pour tous les hommes qui sont en couple, même ceux que je ne connais pas. J’ai une devise que je respecte à 99% : Ne fais pas à autrui, ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. Et je sais que je n’aimerais pas qu’on drague mon homme alors qu’il est en couple avec moi.

Les applications de rencontres… que dire à ce sujet à part que j’en ai essayé un bon paquet et qu’on retrouve les mêmes, même après plus de 5 ans d’utilisation. J’ai essayé Tinder, Bumble, OkCupid, POF, GoSeeYou, Meetic, Réseau contact, Zoosk, Facebook rencontre, Happn (juste 15 minutes) et d’autres dont je ne me souviens pas le nom. Tout ça pour dire que j’en ai testé, j’ai beaucoup discuté, très peu daté car je ne suis pas une serial dateuse et au final, très peu de baisés (de bisous, hein, je suis une fille sage). D’autant plus que sur les applications de rencontre, je suis assez honnête et je mets des photos de moi comme je suis au quotidien car pourquoi mentir sur son apparence? de mon côté, je juge très peu sur l’apparence d’un homme. Oui, c’est important mais je vais surtout lire les fiches et voir si ça peut connecter entre nous.

Outre le fait que je sois célibataire, je n’ai pas d’enfant(s). Et alors? je n’ai peut-être pas envie d’avoir d’enfant, pas envie de l’élever seule car oui, pour faire des enfants il faut deux choses essentielles : du sperme et un ovaire qui fonctionne.
Je n’ai pas le premier car je suis une femme mais je pourrais en trouver dans une clinique de fertilité et faire une fécondation in-vitro.
Le deuxième, c’est plus difficile car mes traitements ont quelque peu bousillé mes organes reproductifs. Je n’ai pas pu faire la conservations de mes ovocytes car je devais commencer la chimio très rapidement à cause de la grosseur de la tumeur. Ce jour-là j’ai fait comme un deuil d’avoir des enfants. Après mes traitements, j’ai fait des tests de fertilité et la médecin m’a dit que si je voulais des enfants il ne fallait pas que je tarde trop car ma réserve ovarienne était basse (je n’avais qu’un follicule du côté gauche) et que mes chances d’avoir des enfants naturellement étaient quasi nulles. C’était il y a 4 ans environ. Aujourd’hui, je pense que mes chances sont de zéro. Si jamais je me trouve un conjoint qui veut vraiment un ou des enfants, l’adoption existe même si ce n’est pas facile. Une personne m’a demandé il n’y a pas longtemps pourquoi je ne voulais pas avoir d’enfant. Malgré mes réponses, il m’a répondu que j’avais ça en moi, être une mère, dans la façon dont je suis attentionnée avec les autres et soucieuse de leur bien-être. Pour revenir aux applications de rencontre, beaucoup d’hommes de mon âge souhaite fonder une famille et avoir des enfants et j’avoue que je bloque là-dessus surtout quand je lis dans la fiche que la personne veut vraiment avoir des enfants…

Je vous laisse avec de la lecture, les articles dont je vous ai parlé en début de l’article.
Madmoizelle : Les femmes célibataires sont les plus heureuses du monde, c’est prouvé
Narcity : Être une femme célibataire, trentenaire, pas d’enfant, c’est pas toujours évident
Les3sex : Le célibat à 37 ans et demi